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Sculpture Link Knokke

FAIRS & EVENTS

Une source de résilience lors du 28e Sculpture Link Knokke-Heist
La 28me édition de Sculpture Link, installée du 15 juin au 15 août inclus entre Duinbergen et Le Zoute en est une de tension corporelle, de rythmique monumentale et d’une élévation intense au figuré et au propre créées par le sculpteur français Nicolas Lavarenne.
Il est né en 1953 à Chamalières, Puy de Dôme et a grandi dans une famille où les arts plastiques jouaient un rôle des plus importants. Ses parents étaient tous les deux professeur de dessin et son père était un peintre de qualité internationalement apprécié. Initialement, il faisait preuve d’un large intérêt efficace pour la technique et des structures ; il a ensuite échoué dans une menuiserie pour y faire ses premiers pas dans la sculpture ornementale des cadres de tableaux, puis des meubles pour sculpter en fin de compte dans un bloc de bois  des figures plutôt traditionnelles et tourmentées. Finalement, après une brève expérience avec du  polystyrène, il a trouvé, en 1990 sa véritable vocation dans le modelage et la fonte en bronze  de figures humaines, principalement masculines. Il a ensuite fait la connaissance de quelques artistes connus et a travaillé avec eux  comme assistant d’Arman. Il participe à de nombreuses expositions de plus en plus prestigieuses en France et à l’étranger et acquiert ainsi une notoriété  grandissante avec ses œuvres bien souvent monumentales installées dans des sites historiquement importants et qui se réfèrent à l’atmosphère et aux structures de grands jardins ou de parcs, de bâtiments et de châteaux.
La figure humaine occupe un place importante dans l’œuvre de l’artiste, mais alors d’une manière toute particulière. On y évoque bien souvent ses échassiers,  ses tripodes et de longues tiges métalliques lorsqu’on veut situer ou circonscrire ses figures. Cela est, nous paraît-il, le plus souvent le cas, du moins en ce qui concerne une référence à ses échassiers, pour ses premiers bronzes où les jambes des personnages sont allongées de telle manière  qu’on a l’impression que des rayons ou des tiges métalliques semblent sortir des pieds jusqu’à toucher le sol comme c’est d’ailleurs le cas chez de vrais échassiers. Peu à peu, au cours des années, les corps de ses personnages sont saisis, entourés et encerclés par le longs bâtons métalliques qui accompagnent les personnages et les hissent en haut, les élèvent. Ainsi, ses figurent ressemblent en quelque sorte à des araignées  qui se reposent largement étendues dans leur toile, dans ce sens que la toile s’avère être une cage éthérée, une structure de barres empoignées par des figures qui planent tout en créant une image d’aliénation.
Le corps que Lavrenne modèle  est un nœud frappant, méticuleusement et explicitement élaboré d’esthétique et de tensions plastiques, un monument d’élégance sublimé par des signifiants, un exemple d’originalité formelle où vivent les contrastes tels que l’aspect statique de la structure qui entoure le corps souple, élégant et éloquent, qui le soulève et semble le protéger. Ses corps réalistes influencent et inspirent en quelque sorte leur entourage direct et sont un amalgame de rythmique, d’expressivité, d’émotion, d’évasion et d’extase corporelle.
Celui qui est confronté à ses sculptures, ne s’étonnera pas que l’artiste ait réussi à élaborer une carrière internationale et soit présent dans des collections internationales importantes dans le monde entier. Ses sculptures où des personnages vigoureux et agités tentent de manière toujours renouvelée de monter, de s’élever, font preuve d’un ressort assidu et symbolique et peuvent  inspirer ceux qui au cours de la pandémie actuelle montrent et ont montré leur ressort et leur dynamisme.